Note de présentation du CIAT

Le CIAT a pour mission de définir la politique du gouvernement en matière d’aménagement du territoire, de protection et de gestion des bassins versants, de gestion de l’eau, de l’assainissement, de l’urbanisme et de l’équipement. Cette institution a été créée en réponse à un constat alarmant et à la nécessité d’actions cohérentes et coordonnées en matière d’aménagement du territoire.

Un constat alarmant

Le territoire haïtien se dégrade. Les villes comme les campagnes offrent le spectacle d’une détérioration continue, rendant de plus en plus difficile la vie des populations et faisant peser de lourdes menaces sur l’avenir.

Les cause de cette dégradation sont multiples:

  • pression démographique;
  • régime de propriété inadapté ;
  • mauvaise organisation de l’espace mauvaise gestion de la ressource en eau;
  • non renouvellement de la fertilité des sols;
  • structures agricoles ne dégageant pas de revenus suffisants et poussant à des pratiques agricoles érosives ;
  • développement anarchique des villes (quartiers spontanés aux conditions de vie précaires voire dangereuses sans accès aux services de bases) …

Nécessité d’actions cohérentes et coordonnées

La réhabilitation de l’environnement haïtien ne peut venir que d’actions concertées et simultanées sur tout le territoire. Or la multiplicité des acteurs (Institutions publiques au niveau national, régional et local, promoteurs, organisations non gouvernementales nationales et internationales…), la transversalité des problématiques et l’exigence d’une vision stratégique partagée ont mis en lumière la nécessité d’un organisme chargé de concevoir et de proposer un cadre stratégique, institutionnel et opérationnel.
Cette instance doit permettre de restaurer le rôle fondamental de l’Etat et de légitimer sa fonction sur le territoire, de redonner du souffle à la décentralisation et de trouver les voies d’un aménagement du territoire adaptées aux réalités nationales.

Le CIAT et ses attributions

Créé par arrêté du Premier Ministre en date du 30 janvier 2009, le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT), est présidé par le Premier Ministre, et réunit les Ministères suivants :

  • Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales(MICT);
  • Ministère de l’Economie et des Finances (MEF);
  • Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE);
  • Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR);
  • Ministère des Travaux Publics;
  • Transports et Communications (MTPTC);
  • Ministère De l’Environnement (MDE).

Ses principales attributions :

  • Coordonner et harmoniser les actions du gouvernement ;
  • Assurer la révision du cadre légal, réglementaire et institutionnel de l’aménagement du territoire ;
  • Garantir une répartition des ressources humaines, techniques et financières nécessaires ;
  • Assurer la supervision, le contrôle et le suivi/évaluation des actions en cours sur le terrain.

Le Secrétariat technique, animateur du CIAT

  • Les principales attributions du Secrétariat Technique, placé sous l’autorité du Premier Ministre :
  • S’assurer de la mise en oeuvre des orientations définies par le CIAT ;
  • Recevoir, étudier et orienter tout programme ou projet d’intervention et en analyser la pertinence ;
  • Veiller à la cohérence des programmes avec la politique générale du gouvernement ;
  • S’assurer d’une répartition équilibrée des services de base sur le territoire ;
  • Veiller à la cohésion territoriale et à l’aménagement judicieux des espaces ruraux et urbains ;
  • Diffuser l’information, produire rapports et recommandations.

Le Secrétariat Technique s’appuie sur quatre cellules décrites ci-après. De plus, il héberge la Cellule de réduction de la vulnérabilité et le Programme pilote pour la résilience aux changements climatiques. Il dispose en outre d’une unité de cartographie et informatique.
Les différentes cellules associent à leurs travaux les élus des communes et sections communales, elles sont en prise directe avec les opérateurs et chefs de projet travaillant sur le terrain : ONG, firmes ou bureaux d’études, établissements mixtes…