Note de conjoncture (Cyclone Matthew)

CYCLONE MATTHEW

Note de conjoncture

06 octobre 2016

 

Le cyclone Matthew a créé une situation exceptionnelle dans le Grand Sud, situation qui appelle une réponse concertée de tous les acteurs publics et non publics.

Les leçons tirées des passages successifs des cyclones sur Haïti ainsi que le vécu de la gestion du tremblement de terre de 2010 permettent de faire les recommandations suivantes aux institutions et individus engagés dans la réponse humanitaire :

  1. Nous demandons instamment aux institutions qui interviennent dans l’urgence d’inscrire leur action dans le moyen / long terme et de mesurer les impacts négatifs de certaines actions qui ne prennent pas en compte l’avenir.  C’est un critère déterminant pour le choix de ces actions.
  2. Aujourd’hui les besoins les plus urgents sont l’approvisionnement en eau potable et la disponibilité de bâches imperméables (prélarts) pour protéger les maisons sans toit mais non détruites totalement.  En permettant aux familles de créer un espace abrité chez eux on évitera la création de camps et des déplacements inutiles de population.
  3. Le rétablissement de l’accès aux communautés est également une priorité.  Il s’agit certes des grands axes routiers mais également des chemins ruraux et des sentiers.  La distribution d’outils (pioches, pelles, haches, brouettes) permettra aux communautés de débloquer elles-mêmes leurs routes.  Il faut gérer cette activité à travers les comités de protection civile dans les communes.
  4. La distribution de secours doit se faire prioritairement dans les petites agglomérations des communes et non dans les chefs-lieux de département.  La tentation est grande de faire les distributions dans les lieux les plus accessibles, les plus centraux, les plus « visibles ».  Il faut veiller à ne pas créer un appel de population vers les importants centres urbains.  La logistique est donc un point important dans le déploiement des secours. 
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